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  • : Deux passions : les gâteaux 3D en pâte à sucre, la littérature jeunesse. Ce blog a été créé dans le but de faire partager ces deux passions au travers de tutoriels, d'articles divers où je vous livre mes découvertes. Bienvenue dans mon petit chez moi !
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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 21:05

Arianna récupéra, à la hâte, sa cape de voyage puis lui emboita le pas. Ils traversèrent ensemble une série de couloirs très étroits avant d’arriver devant un imposant escalier en colimaçon. Les marches de pierres, patinées par le temps, se perdaient dans l’obscurité du conduit. Ollandor et Arianna s’avancèrent, l’escalier s’anima aussitôt. Ils débutèrent alors une longue descente, censée les mener tout en bas de la tour blanche. À intervalle régulier, des chandeliers s’allumaient au dessus de leurs têtes pour s’éteindre sitôt après leurs passages. L’escalier stoppait régulièrement sa course pour permettre à ses passagers d’accéder sans encombre aux différents étages du château. En revanche, Arianna nota qu’ils franchissaient certains paliers sans que l’escalier ne s’arrête. Les portes entrevues paraissaient lourdement cadenassées et laissaient percevoir d’inquiétantes détonations. Sa curiosité en fut attisée mais la jeune femme se garda de poser la moindre question.

Arrivés au bas de la Tour, des bruits de pas précipités et quelques jurons qui semblaient être adressés à des voleurs de lunettes brisa le silence omniprésent jusque là ! Ils s’arrêtèrent pour tenter de discerner quelque chose. Les couloirs du château étaient très peu éclairés à cette heure matinale. Les lumières tremblotantes des torches, disposées çà et là, ainsi que les rares lueurs des chandeliers volants, n’assuraient qu’un faible éclairage des corridors. Les armures des chevaliers, gardiens immobiles des portes, étalaient leurs ombres sur les tapis vermeils et ajoutaient une touche surréaliste à l’atmosphère des lieux. Tout à coup, surgissant du couloir de droite, Arianna et Ollandor virent effectivement passer juste devant eux, au ras du sol, ce qui ressemblait à une paire de lunettes. Chose curieuse, l’objet en question émettait des petits cris étouffés et se dandinait en suivant une trajectoire des plus curieuses au risque de percuter un mur tous les cinquante centimètres. Un mètre derrière, courbé en deux, un jeune homme brun, tout débraillé et les cheveux en bataille, pestait en essayant d’attraper la monture. Celle-ci semblait éprouver un malin plaisir à échapper, toujours au dernier moment, aux doigts qui tentaient de la saisir. En passant devant le couloir latéral, l’étrange personnage, aperçut du coin de l’œil, le couple qui regardait la scène d’un air amusé. Surpris plus qu’effrayé, il poussa tout de même un cri avant de tomber assis par terre.

Encore tout haletant, il se redressa, une expression de surprise sur le visage.

— Maître Ollandor, vous m’avez fait une de ces peurs !

— Ressaisis-toi frère Stuff, le rassura Ollandor d’un ton moqueur. Dis-moi, que fais-tu presque à quatre pattes dans les couloirs du château ?

— Ah ! oui, euh ! c’est-à-dire…que, on m’a volé mes lunettes, finit par dire le jeune homme, un peu gêné.

Ayant aperçu Arianna, il tentait maladroitement de remettre rapidement un peu d’ordre dans sa tenue puis se passa une main tremblante dans les cheveux.

— Euh… ! Bonjour Ma…ame balbutia-t-il, ennuyé de se retrouver en si mauvaise posture devant une aussi charmante personne.

La jeune femme, amusée, lui rendit son bonjour d’un signe de tête.

Le frère Stuff se retourna vers Maître Ollandor, tout en essayant de surveiller du coin de l’œil les lunettes qui trottinaient toujours vers le fond du couloir.

— Désolé Maître de me présenter ainsi, mais ces bestioles, depuis plusieurs jours déjà, dérobent un peu tout et n’importe quoi dans le château et je n’arrive jamais à les attraper. Elles s’en sont prises à moi, alors que je me levais pour visualiser le message que vous m’aviez envoyé. Elles en ont profité pour voler mes lunettes, que j’avais laissées sur ma table de chevet. J’ai juste eu le temps de passer un vêtement avant de me lancer à leur poursuite.

Maître Ollandor suivit des yeux la direction qu’indiquait Frère Stuff d’un doigt accusateur et sourit.

— Je commence à saisir ton problème, nous allons tenter d’arranger ça. "GLUANTIS !" fit-il d’une voix autoritaire, la paume de la main dirigée vers les lunettes.

Aussitôt, ces dernières s’immobilisèrent, les petits cris, en revanche, augmentèrent notablement. En partie cachées sous les montures, deux paires de toutes petites jambes s’activaient, sans pour autant réussir à avancer.

Maître Ollandor, Arianna et frère Stuff sur les talons, se dirigèrent vers les deux voleurs qui, en entendant le bruit de pas se rapprocher, poussèrent des couinements d’effroi. Les minuscules jambes, dans une dernière tentative d’évasion, accélérèrent la cadence. Maître Ollandor et Arianna semblaient amusés par la situation, alors que frère Stuff n’avait visiblement qu’une hâte, récupérer son bien et punir les coupables. Le grand commander se pencha pour ramasser les lunettes et les tendit à leur propriétaire. Frère Stuff s’en saisit avidement pour vérifier si, dans la course poursuite, rien de fâcheux ne leur était arrivé. Satisfait, il les ajusta sur son nez.  Deux lutins de vingt centimètres de haut environ, les mains sur la tête en signe de protection, se tenaient recroquevillés au beau milieu du couloir. Ils portaient, tous les deux, de minuscules chapeaux pointus de couleur verte, deux salopettes rouges par-dessus de jolies chemises blanches bouffantes. Ils étaient si bien repliés sur eux-mêmes qu’on ne voyait plus que leurs derrières frémissant de peur. Maître Ollandor, toujours souriant, saisit les deux fonds de pantalons et souleva les lutins.

— Tiens, tiens, ne serait-ce pas Monsieur Perlin et son jeune frère Pimpim que je viens d’attraper la main dans le sac ? s’exclama-t-il, moqueur.
L’un des deux farfadets, en entendant la voix grave, s’arrêta net de trembler, soudain attentif. Toujours pendu par le fond de son pantalon, il tourna la tête dans tous les sens, en tentant désespérément d’apercevoir la personne qui le tenait.

— Maître Ollandor, c’est vous ? fit alors une voix hésitante, mais teintée d’espoir.

— Oui, c’est bien moi, Monsieur Perlin. Il me semblait que vous aviez promis d’être sage ! J’ai beaucoup de peine en constatant que vous embêtez, une fois de plus, mes hôtes, gronda le vieil homme sur un ton qui imitait parfaitement celui de la colère.

Arianna, légèrement en retrait, avait beaucoup de mal à garder son sérieux en voyant les barbes des lutins frémir d’inquiétude. Frère Stuff regarda consécutivement Ollandor puis les lutins, d’un air incrédule.
— Vous… vous… connaissez ces deux vauriens, Maître ? bredouilla-t-il.
— Mais, bien sûr, cher frère, ce sont de vieilles connaissances, n’est-ce-pas messieurs Perlin et Pimpim ?

Les farfadets recommencèrent à gigoter au bout des doigts de maître Ollandor.
— Figurez-vous mon cher, que j’ai déjà attrapé ces garnements dans les cuisines du château, il y a deux bons mois. Cela faisait un moment qu’ils rendaient les cuisiniers complètement fous en mélangeant tous les ingrédients des différents sacs et emballages. Les plats étaient devenus immangeables, et moi-même je commençais à avoir de notables aigreurs d’estomac. J’ai du reprendre les choses en mains avant que mes marmitons ne déclenchent une révolution. A l’époque, vous étiez en mission sur Selvia je crois, c’est pour cela que vous n’avez rien su de cette histoire.

— C’était leur faute aussi, couina Pimpim. Ils nous avaient enlevés sur Mystica. Ils méritaient bien une punition.

— Êtes-vous sûr que mon Chef vous avait volontairement kidnappés ? Ne serait-ce pas plutôt à cause d’une de vos farces que vous vous êtes retrouvés prisonniers, dans un sac à destination de Techna, sur le phototrain ?
— Ben heu… C’est que… gémit Perlin.

— Là n’est pas la question de toute façon, fit frère Stuff en interrompant les pleurnichements du farfadet.

Se tournant alors vers le grand Maître, il ajouta d’une voix teintée d’impatience :

— Donnez-les-moi, Maître Ollandor, je vais me charger de les corriger…
Frère Stuff tendit alors les mains pour tenter d’attraper les deux lutins

— « Hop là » ! doucement jeune homme, protesta le grand maitre en mettant Perlin et Pimpim hors de portée du jeune homme. Vous connaissez la règle concernant la capture des farfadets, je suppose ?

— Tout le monde la connaît, cher Maître intervint alors Arianna, qui jusqu’ici s’était contentée d’observer le spectacle.

Elle se pencha. Son visage à quelques centimètres des deux petits hommes, elle chatouilla leurs barbiches noires d’un doigt taquin, un sourire aux lèvres.

— Je crois, messieurs que vous avez été pris et bien pris ! Si vous ne voulez pas perdre vos pouvoirs magiques, vous devez satisfaire le souhait de la personne qui vous a capturée, telle est la loi !

Les farfadets arrêtèrent immédiatement de se débattre, le plus âgé des deux soupira profondément.

— Bon d’accord, mais que pourrions-nous faire que le grand Maître ne sache accomplir mieux que nous ?

Ollandor, considérant sans doute que les lutins s’étaient calmés et avaient fini par comprendre qu’ils n’arriveraient pas à fuir si facilement, les reposa sur le sol.

— Bien, mes deux amis, voyons laissez-moi réfléchir.

Après quelques secondes, il finit par  baisser la tête et considéra les lutins occupés à épousseter leurs salopettes.

— Oui, bien sûr ! Cette mission serait parfaite pour vous, s’exlama-t-il.
Intrigués, les farfadets scrutèrent le visage maintenant penché au-dessus d’eux.
— Vous pourriez, en effet, me rendre un grand service, reprit le vieil homme. Il s’agit d’une chose qui m’est chère, mais que, malheureusement, faute de temps, je n’arrive jamais à mener à bien.

Arianna, tout comme Frère Stuff, avait les yeux rivés sur lui.
— Bien sûr, bien sûr, de quoi s’agit-il, Maitre Ollandor ? demanda Perlin d’une voix encore mal assurée.

— Eh bien voilà, il y a de cela quelques temps, j’ai découvert l’existence d’un livre très ancien, écrit par le premier grand commander d’Utopia. J’espérais, naïvement, que cet ouvrage ferait partie des reliques de la grande bibliothèque du château. Mais, j’ai dû me rendre à l’évidence. Aucune trace de ce dernier dans les rayonnages. Seuls de vieux parchemins, annotés de la main de l’auteur et sur lesquels une reproduction, de la couverture du livre en question, a été dessinée à la hâte, ont pu être retrouvés. Les indications qu’ils recèlent sont certainement utiles pour mettre la main sur ce grimoire mais, jusqu’à présent, toutes mes recherches ont été infructueuses.
Devant l’attention croissante de son auditoire, il sourit et après une brève pause, finit par conclure, énigmatique :
— Nous avons une affaire urgente à régler et des invités vont bientôt arriver en grande salle, je ne peux donc vous en dire plus pour l’instant. Toutefois, sachez que cette recherche sera, sans nul doute, délicate. Mais les farfadets sont passés maîtres dans ce type d’enquête, je le sais pour avoir déjà eu recours à leurs services. Ah, j’oubliais un détail important ! Ce livre est écrit dans une langue très ancienne qui n’est plus utilisée de nos jours. Seuls, les Commanders en titre savent encore la déchiffrer. Cet ouvrage ne pourra donc être d’aucune utilité à la personne ou aux personnes qui le détiennent. Pour le reste des informations, je vous les donnerai dans la bibliothèque, à l’endroit où se trouvent les manuscrits dont je vous ai parlé. Je vous y retrouverai après la réunion. Cela, bien entendu, si vous acceptez cette mission… Donc, la question à laquelle vous devez répondre maintenant est simple : oui ou non, voulez-vous m’aider à retrouver ce manuscrit ?

Les deux farfadets, ainsi que frère Stuff et Arianna, paraissaient déconcertés par cette proposition inattendue. Ils auraient tous aimé des informations supplémentaires quant à l’origine et au contenu de cet énigmatique grimoire, mais le vieil homme, qui fixait très sérieusement les lutins, ne paraissait guère enclin à donner d’autres renseignements. Il attendait une réponse, les sourcils froncés. Comprenant sans doute qu’il était inutile de demander d’autres précisions, les lutins échangèrent un regard puis Perlin chuchota quelque chose à l’oreille de son frère. Arianna connaissait bien le défaut légendaire des farfadets qui avaient le chic pour se mettre dans des situations inextricables, afin de satisfaire leur curiosité maladive. Les mains sur les hanches, les deux frères, comme l’avait sans doute prévu Ollandor, opinèrent du bonnet en signe d’approbation.

— Nous acceptons, déclara solennellement Perlin.

— Voilà qui est parfait, fit Ollandor en se redressant, satisfait. Donc, vous allez nous suivre. La salle de la bibliothèque est juste à coté de celle du conseil. Nous devons nous dépêcher car nous allons finir par être en retard.
— Nous voulons bien venir avec vous, mais uniquement..., commença Perlin en haussant la voix, pour qu'Ollandor qui s'éloignait déjà puisse l'entendre. Ce dernier s'arrêta net et se retourna, circonspect.
— Mais uniquement si Frère Stuff accepte de nous porter jusqu’à la bibliothèque, compléta le farfadet le plus sérieusement du monde.  Nous sommes fatigués d’avoir du courir pour sauver nos vies, ajouta-t-il.
Arianna ne put s'empêcher de sourire, amusée par l'audace des lutins. Cette déclaration ne fut pas du tout du goût du Frère Stuff. Indigné, il se mit aussitôt à bafouiller :
— Non, mais ça va pas ! Espèces de petites crapules ! Pour qui vous vous…
— Bien, c’est d’accord ! fit Ollandor en interrompant les protestations du jeune homme qui, la bouche grande ouverte, les yeux écarquillés, le poing levé, n’en croyait pas ses oreilles.

Telle une baudruche qui se dégonfle, le jeune homme laissa retomber ses bras et prit un air abattu :

— Maître, veuillez m’excuser mais, je ne vais quand même pas porter ces gredins qui m’ont volé mes lunettes et qui vont certainement essayer de vous rouler, vous aussi.

— Mon cher frère, je vous remercie de vos conseils de prudence, je tenterai d’en prendre note. Mais, je suis sûr que vous vous entendrez très bien avec ces deux vauriens et, comme vous les aurez sous la main jusqu’à la salle, si je puis dire, vous pourrez les surveiller à loisir, n’est-ce-pas ? De toute façon, s’ils ne se montrent pas des plus courtois pendant le trajet et s'ils tentent de s'échapper, ils auront affaire à moi. C’est compris vous deux ?
Maître Ollandor se pencha de nouveau vers les farfadets, les lunettes sur le bout du nez, ses sourcils broussailleux froncés de façon à prendre un air féroce. Impressionnés, les deux frères perdirent un peu de leur arrogance, reculèrent d’un pas et trébuchèrent sur le rebord du tapis. Perlin en perdit son chapeau qu’il s’empressa de ramasser en murmurant un « oui », en guise d’acquiescement.

— Bien, alors tout est parfait ! Hâtons-nous, car comme je l’ai déjà dit,  nous avons perdu beaucoup de temps et nous allons être en retard.

Ollandor reprit le couloir qui menait à la salle du conseil et se mit à avancer à grands pas, il était cinq heures cinquante huit. Frère Stuff saisit, d’un air mauvais, les deux lutins et les mit volontairement la tête la première, dans la poche qui occupait tout un pan de sa veste. Poche qu’il tapota franchement en espérant qu’au passage les deux farfadets recevraient quelques coups bien ajustés. Il courut pour rattraper le couple parti devant, et faillit se fracasser le nez en glissant dans le virage en épingle à cheveu qui rejoignait le couloir principal, celui de la salle du conseil.

Tout dans la décoration du corridor indiquait aux visiteurs qu’ils se rapprochaient d’un lieu officiel.  Une impressionnante hauteur sous plafond valorisait de chatoyantes armoiries et de magnifiques tentures apposées aux murs. Des armures étincelantes, telles des gardiens immobiles, flanquaient un long tapis vermeil et arboraient les emblèmes d’Utopia. L’ensemble imposait sans conteste le respect.

Les deux lutins, à force de se trémousser comme de beaux diables, réussirent à se mettre dans le bon sens. Ils pointèrent le bout de leur nez  au moment où le groupe atteignait une porte en bois, de plus de six mètres de haut.
Ollandor se tourna vers frère Stuff et lui indiqua du doigt la salle qui se trouvait sur leur gauche. Les farfadets firent la grimace. Ils venaient de comprendre que la seule chose qu’ils verraient du conseil serait cette magnifique entrée en ogive.  Une expression de regret se peignit sur leurs visages alors qu’ils disparaissaient dans la bibliothèque.

 Ollandor dégagea une fiole, munie d’un vaporisateur, d’une de ses manches. Il l’approcha d’un imposant loquet puis en actionna la pompe. Un mince filet de liquide vert atteignit la ferrure métallique.  Arianna aurait juré voir la pièce s’animer quelques instants et les regarder d’un air sévère. Avant qu’elle ne puisse détailler l’étrange objet, le grand maître se pencha en avant et lui masqua la vue. Elle perçut quelques mots murmurés puis, plus distinct, un petit « clic ». Le loquet était déverrouillé. Le bruit des pas précipités de Frère Stuff fut alors couvert par un grincement abominable. Les deux battants s’entrouvraient, dévoilant enfin la salle du conseil aux yeux de la petite assemblée.

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Published by pour-mes-enfants - dans Ecrits
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commentaires

bree13 04/09/2011 09:37


très très sympa ce nouveau chapitre ! tout y est bien détaillé !


pour-mes-enfants 04/09/2011 16:14



Merci Bree



lilou25 03/09/2011 22:09


Oui garde-les ! Ils sont super !


lilou25 03/09/2011 21:42


Sympathique ce petit épisode avec Perlin et Pimpim... (2 noms qu'on retient bien d'ailleurs !). Aura-t-on droit aux autres chapitres ? (parce que c'est dur de s'arrêter là !)


pour-mes-enfants 03/09/2011 22:05


Merci Lilou. J'aime bien les noms, je pense les garder pour le fun ^^