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  • : Deux passions : les gâteaux 3D en pâte à sucre, la littérature jeunesse. Ce blog a été créé dans le but de faire partager ces deux passions au travers de tutoriels, d'articles divers où je vous livre mes découvertes. Bienvenue dans mon petit chez moi !
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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 12:58

Le tout début de mon premier chapitre qui pose l'intrigue... Votre avis ?

 

Chapitre 1:

Maître Ollandor

 

Cinq heures du matin venait de sonner sur Techna. Seuls quelques rayons de lune éclairaient timidement le bureau de Maître Avérus Ollandor. Profondément installé dans son grand fauteuil de velours noir et vêtu de sa robe de chambre favorite, le vieil homme se tenait immobile, pensif… Un appel inattendu l’avait tiré d’un sommeil profond, deux heures auparavant. Depuis, il réfléchissait en attendant son visiteur. La pièce dans laquelle il se trouvait était de dimensions généreuses, sobrement mais confortablement meublée. Un bureau long et massif, une armoire à double-battant, quelques étagères remplies de livres et de grimoires de toutes sortes et une vitrine garnies d’objets insolites, constituaient l’essentiel de son mobilier. Toutefois, deux fauteuils moelleux prêts à accueillir des visiteurs de passage, un épais tapis noir et or et quatre tableaux ajoutaient une touche de chaleur à l’ensemble. Enfin, un immense miroir, à l’autre bout de la pièce, complétait le tout.

Une sphère assez imposante et dans laquelle se mouvaient d’étranges volutes de fumée blanche siégeait au centre du bureau et semblait occuper les pensées de son propriétaire, qui la regardait d’un air soucieux. Maître Ollandor se sentait las, et peut-être pour la première fois de sa longue vie, bien vieux. Soudain, il se leva et se dirigea vers la grande fenêtre située à gauche de son bureau. Cette dernière occupait presque un mur entier de la pièce. A son approche, elle s’ouvrit en silence. Le vieil homme s’avança sur le balcon et s’accouda à la rambarde. Un léger vent lui caressa le visage, il apprécia les derniers instants de calme que lui accordait cette étrange nuit et contempla, rêveur, le magnifique point de vue qui s’offrait à lui. Situé au sommet de la colline enchantée de Callandur, le château dominait largement Fira, la capitale. A cette heure, la ville blanche, éclairée par la Lune, et le lac argenté d’Eridhur dans lequel scintillaient des milliers d’étoiles, offraient un spectacle magnifique.

Le château d’une blancheur d’ivoireétait lui-même un bijou d’architecture. Loin de ressembler à une forteresse grossière aux créneaux disgracieux, aucun élément défensif ou offensif n’enlaidissait les lignes épurées de l’édifice, qui trônait tel un joyau dans un écrin de verdure au sommet de la colline enchantée.

Le regard perdu dans le lointain, le Grand commander observait l’ombre gigantesque des montagnes qui marquaient la limite Est de Fira. Il sourit tristement, ces instants de paix lui apparaissaient si fragiles. La Lune blanche, mutine, sembla jouer quelques instants avec ses longs cheveux argentés puis se cacha derrière un nuage. Maître Ollandor fronça les sourcils, il avait cru entrevoir une lueur rouge dans le ciel devenu noir.

Il alla chercher ses lunettes, qu’il avait négligemment laissées sur son bureau, puis revint sur le balcon. Il les ajusta. Plus rien ! Il caressa, machinalement, sa barbichette et scruta à nouveau le lointain. Il ne mit que quelques secondes pour retrouver l’objet lumineux. Une boule de feu se dirigeait bel et bien vers le château. Nullement inquiet, à peine intrigué, le vieil homme ne quittait plus l’apparition des yeux. La forme se faisant plus distincte, il put reconnaitre la silhouette d’un oiseau de feu. Il comprit alors que son visiteur arrivait. Il alla s’asseoir à son bureau et attendit patiemment. Quelques secondes plus tard, la pièce fut baignée d’une lueur insoutenable alors que l’oiseau franchissait la fenêtre. A l’instant où il allait toucher le sol, il se métamorphosa. Une femme d’une vingtaine d’années venait d’apparaître. Elle s’empressa de dégrafer la cape de voyage qu’elle portait. Sa silhouette élancée était mise en valeur par une longue robe vaporeuse. Tout en réajustant la ceinture de soie noire qui soulignait la finesse de sa taille, elle se tourna vers le bureau.

Ollandor sourit.

— Bonjour Arianna, dit-il d’une voix douce, as-tu fait bon voyage ?

La jeune femme, nullement impressionnée par la présence du grand maître, plongea son regard d’azur dans les yeux tout aussi bleus de son interlocuteur. Son visage à l’ovale parfait affichait un air contrarié.

— Bonjour Averus, je suis désolée de mon retard, mais on a eu un petit problème technique au phototrain, s’excusa-t-elle sur un ton agacé. Il faudra un jour prochain trouver une solution plus fiable pour relier nos lunes. Je ne peux tout de même pas faire quatre mille lieues en volant le long du photorail à chaque imprévu, cela n’est guère discret ! Enfin, me voilà et avec, malheureusement, de mauvaises nouvelles…

La jeune femme après avoir défroissé sa robe couleur nuit, prit place dans un des confortables fauteuils face au bureau. Elle croisa ses longues jambes en s’adressant à Ollandor :

— Des rumeurs commencent à circuler sur Aqua, malgré tous mes efforts pour contenir l’événement. Je crains que l’arrivée de la police Psy n’aggrave les choses.

Arianna se tut quelques instants, espérant une remarque qui lui aurait permis de dire ce qu’elle pensait exactement du Facteur Psy et de sa police. Comme le grand Maître s’abstenait de tout commentaire, elle se contenta de soupirer.

— J’imagine que tu as quelques renseignements complémentaires à me fournir ,si tu as fait ce déplacement par les airs plutôt qu’en empruntant les voies officielles des miroirs, fit-il finalement d’un ton posé.

Il jeta un coup d’œil à la pendule qui indiquait maintenant cinq heures vingt.

— Oui, je ne voulais pas alerter inutilement les gardiens des miroirs avant de connaître ta décision. Dans le doute, j’ai préféré rester discrète, c’est un peu raté à cause de ce maudit train, mais l’intention y était, répondit la jeune femme en décroisant et recroisant les jambes. Je me suis rendue sur place après t’avoir appelé, pour tenter de trouver des indices avant que la police n’arrive.

— Bien, bien et, alors ? l’encouragea Ollandor, en s’enfonçant encore plus profondément dans son fauteuil, un sourcil nuageux dressé en signe d’intérêt.

— Rien, aucune effraction, aucune trace à l’extérieur, comme la dernière fois, reprit-elle, un air d’incompréhension sur le visage. Les repousseurs n’ont, soit-disant, rien constatés. On pourrait croire, en les écoutant, que la nuit a été calme, normale ! Toutefois, les veilleurs semblent avoir enregistrés quelque chose. Je ne suis pas qualifiée pour visionner leurs enregistrements, cela dépasse mes compétences. D’ailleurs, entre nous, je pense que la police Psy complexifie volontairement l’utilisation de leurs caméras espionnes. Ainsi, ils sont certains d’être les seuls à pouvoir accéder à leurs bases de données ou du moins les premiers !

Arianna lissa un pli imaginaire de sa robe. Constatant une fois de plus que le grand mage restait impassible à l’évocation du facteur Psy, elle continua, un peu déçue :

— Mais je confirme l’intrusion. Le ou les voleurs sont parvenus à franchir les différents obstacles jusqu’à la chambre secondaire. La pièce est sens dessus dessous. Il est donc difficile de savoir si une ou plusieurs sphères ont disparu. J’attends un rapport complet de l’équipe de nettoyage. Les transmuteurs ne m’ont pas laissée entrer dans la salle principale.

A la seule évocation de ces gardiens des lieux de haute sécurité, elle frissonna.

Face à l’air pensif d’Ollandor, elle se hâta de préciser :

— Je ne connais pas l’ampleur du désastre. J’espère seulement que personne n’a pu y pénétrer. Tu sais ce que cela impliquerait, conclut-elle d’un air entendu.

Après quelques secondes d’un silence pesant, elle se décida à reprendre la parole :

— Cela fait deux fois en dix ans, Avérus, je commence à être franchement inquiète. La méthodologie, les moyens mis en œuvre, cela n’est pas banal ! Cette fois, on ne pourra pas cacher l’événement très longtemps, surtout avec l’arrivée de la police Psy.

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Published by pour-mes-enfants - dans Ecrits
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commentaires

lilou25 30/08/2011 20:13


Un seul regret... ne pas pouvoir lire la suite !!!


pour-mes-enfants 30/08/2011 21:25



Un chtit bout en sus et j'espère que le manque sera encore plus vif ^^



bree13 29/08/2011 17:16


c'est captivant !


pour-mes-enfants 29/08/2011 18:14



Merci Bree. J'ai stressé au boulot en sachant que vous risquiez de lire mon passage et ne pas l'aimer.


Ouf !


Quelle enfant, je fais ^^



vivijordan 29/08/2011 13:48


WWoouaaa ses géniale et si beau a lire ..On se crois dans le chateau et on es eux dans la piéce .

Ses tellement bien précis et bien fait .. je souhaite de touts mon coeur que ton livre plaise a des écrivain car tu le mérite .. Merci beaucoup et bonne continuations ..


pour-mes-enfants 29/08/2011 18:13



Merci Vivi. Je suis contente que ça te plaise